Mère indigne se met les hommes à dos
On a beau dire, les hommes, ils en ont fait du chemin depuis dix mille ans. Que dis-je, ils ont plus évolué en quarante ans que depuis les balbutiements de l’humanité! Un exemple?
Le père des années 70, assis dans la voiture – Coudonc, Chérie, ça fait dix minutes que je t’attends. On part, oui ou non?
La mère des années 70, courant partout – J’arrive, j’arrive, il faut que je prépare le sac à couches, que j’habille les enfants, que j’appelle la gardienne pour lui dire qu’on s’en vient et que je prépare ton sac de bowling.
Le père des années 70, qui reste assis dans la voiture – Coudonc, c’est ben long! On part, oui ou non?
Scandaleux, n’est-ce pas? Comparez avec la coopération fantastique d’un mâle reproducteur et reproduit des années 2000 :
La mère – Pendant que j’habille les enfants, peux-tu préparer le sac à couches, chéri, s’il-te-plaît?
Le père – Bien sûr, mon lapin! Qu’est-ce qu’il faut mettre dedans?
La mère – Les couches.
Le père – O.K.
La mère – Les débarbouillettes.
Le père – O.K.
La mère – Les vêtements de rechange.
Le père – O.K.
La mère – C’est-à-dire un pantalon, un chandail, une chemisette, des chaussettes, un pyjama.
Le père – O.K.
La mère – Les médicaments.
Le père – O.K.
La mère – Une tétine.
Le père – O.K.
La mère – Et un biberon.
Le père – O.K.
La mère – La crème à fesses.
Le père – O.K.
La mère – Quelques jouets?
Le père – O.K…
La mère – Tu vois lesquels?
Le père – Je pense que oui…
Vous avez vu? C’est merveilleux, non, à quel point ils sont rendus loin, les hommes? Combien ils s’impliquent? Combien on peut compter sur eux? C’est tellement extraordinaire qu’on serait vraiment de mauvaise foi si on leur en demandait un petit peu plus, n’est-ce pas?
Hé bien, non. Non. NON! C’tu clair?
Dans les officines de la maternité, depuis quelque temps, il se murmure des confidences troublantes. « Quand je me fâche parce qu’il a oublié quelque chose, il me dit que j’aurais dû lui faire penser! Mais j’en ai marre de tout lui dire, tu comprends? Je ne suis plus capable de tout superviser! C’est vrai qu’il m’aide beaucoup, ça me gêne de lui en mettre plus sur les épaules, mais est-ce que c’est trop demander, un peu d’initiative? »
Réponse : non. Non. NON! C’tu clair? Assez, c’est assez. Ils ont fait du progrès, ils peuvent encore en faire. Et c’est pour ça, mesdames, que j’ai décidé de vous rendre service. Je vais leur parler, aux hommes, et pas plus tard que maintenant.
***
Les gars. J’ai un secret à vous confier. En ce qui concerne bébé, on a l’air d’avoir la science infuse, nous, les mamans. On sait tellement tout, tout le temps, qu’on dirait qu’on est tombées dans la potion magique quand on était petites. Hé bien, j’ai une grande nouvelle pour vous, les amis : c’est de la foutaise.
Comment la mère sait de quoi Bébé a besoin exactement? Les aliments qu’il faut lui offrir pour qu’il ait un repas complet? Les choses qu’il faut mettre dans le sac à couches? L’endroit où se trouvent sa tuque et ses mitaines? Au risque de provoquer chez vous une poussée d’urticaire, messieurs, je dois vous le révéler : ce n’est pas l’instinct. Ce n’est pas la sagesse millénaire de l’utérus. On sait quoi faire et où trouver les objets qu’on cherche de deux manières : premièrement, on réfléchit, et deuxièmement, on fouille.
Réfléchir.
Fouiller.
Vous me voyez venir.
L’origine de cette science de la réflexion et de cet art du fouillage, elle ne se trouve pas dans nos deux mamelles gorgées de lait. Elle n’est pas la prérogative absolue des propriétaires d’ovaires. Non. Ce savoir, croyez-le ou non, il se trouve à portée de votre main.
Vous savez ce qu’il a dit, Kant? Il n’a pas juste dit « Ta mère en centerfold de la Critique de la raison pure ». Non, non. Il a aussi inventé le cri de ralliement des Lumières. Ah! Les Lumières! Ce grand élan de remise en question de l’autorité! Kant a pratiquement allumé les Lumières quand il s’est écrié : Sapere aude! Ose penser par toi-même, nom d’un petit bonhomme! T’es beau, t’es bon, t’es capable!
Dorénavant, chers amis, vous pourrez m’appeler Kantine. Car nous allons vivre quelque chose de merveilleux ensemble. Je vais vous guider vers la Lumière. Je vais vous amener à réaliser que les hommes et les femmes, en ce qui concerne les soins de bébé et l’organisation familiale, sont en tous points égaux. Je vais vous encourager à remettre en question notre autorité suprême et à penser par vous-mêmes, car vous le pouvez, oui!, même quand il s’agit de vérifier si tous les sacs sont dans la voiture avant de partir.
Savez-vous ce qu’il aurait fait, Kant, devant un sac à couches vide? Il n’aurait pas demandé à sa femme ce qu’il faut mettre dedans, non. Il aurait osé penser par lui-même, notre Kant, et ça l’aurait mené, dans un délai raisonnable, à fourrer couches, débarbouillettes, tétine, biberon, vêtements de rechange, médicaments et crème à fesses dans le sac à couches. Et peut-être même à faire tout ça sans que sa femme ne doive lui rappeler qu’il faut s’occuper du sac à couches!
Et c’est ce que nous, les femmes, nous vous exhortons à faire aujourd’hui, Messieurs : Sapere aude! Osez penser par vous-même! Et ça presse.
Ça a pris dix mille ans pour que vous remplissiez le sac à couches, ça n’en prendra pas un autre dix mille pour que vous sachiez comment le remplir tout seul comme du monde. Ça, non. Dans les officines de la maternité, on fatigue, messieurs. On veut du changement RIGHT NOW. Pourquoi? Parce que nous avons toute confiance en votre intelligence. Nous savons que votre émancipation est possible, que vous pouvez devenir des partenaires à part entière du remplissage du sac à couches, entre autres, et ce, en quelques étapes faciles que vous déterminerez vous-mêmes, tellement vous êtes capables. L’important est que le résultat soit immédiat. Parce que là, c’est juste plus possible.
Et vous, les filles, arrêtez de rigoler. Nous devrons faire des efforts nous aussi. De gros efforts, ô que oui. La reine du logis, c’est fini, Mesdames. À partir d’aujourd’hui, rendons service à nos conjoints en quête de liberté et d’égalité, d’accord? Arrêtons de vérifier la température du biberon qu’il a fait chauffer, la température de l’eau du bain qu’il a fait couler, le contenu de l’assiette de Junior qu’il a préparée. Cessons de lui arracher des bras un bébé hurlant sous prétexte que nous sommes mieux à même de nous en occuper. Ça va faire, ce niaisage. Et on va aussi arrêter de critiquer quand les hommes oublient de mettre des trucs dans le sac à couches; ça nous arrive à nous aussi et on n’en fait pas tout un plat. Je l’ai dit au début : notre instinct, c’est de la foutaise. En autant qu’ils prennent l’initiative, laissons nos douces moitiés sapere aude en paix, bonté divine.
Entendez-vous, tous et toutes, le chœur des crapauds qui chantent la liberté?
Messieurs, vous me remercierez un jour.
Et Mesdames, j’accepte les chèques personnels.
***
Je vous laisse, c’est l’heure de mon médicament.
6 novembre 2006 at 13:18
Dire que Kant m’a toujours donné des boutons au lycée… j’en vois aujourd’hui une super utilisation. Merci pour ce moment de sagacité heureuse
6 novembre 2006 at 13:31
Chère Mère Indigne, il y a bien longtemps que je vous lis en silence, mais là…. J’ai l’habitude de refiler des liens vers vos billets à ma blonde mais là… Elle va devoir réfléchir et fouiller pour le trouver tuseule!
) Pas question que je me pende!
Par contre, si je me souviens bien, vous avez fait la démonstration il y a quelques temps que même si on oublie tout ce qui semble important dans le sac à couches (ou le sac tout simplement), le bébé revient morveux mais heureux non? ;o)
6 novembre 2006 at 13:36
Lui: au sujet de la démonstration: ben oui, ben oui, justement! Entéka, j’me comprends…
zozieau: Kant rules!
6 novembre 2006 at 13:36
L’homme a mis 10 000 ans pour évoluer de l’homme des cavernes à l’homme des tavernes… Après réflexion, il semble bien que l’erreur fondamentale a été de laisser les femmes entrer dans les tavernes.
Non chérie, je ne peux pas allaiter le bébé!
Bon, je retourne à la taverne prendre une bière avec les gars et parler de bébés, de couches et évidement de saine alimentation.
6 novembre 2006 at 13:37
Mon expérience personnelle me montre que les hommes savent très bien quoi mettre dans le sac à couches. S’ils demandent c’est pour se couvrir. Sans cette couverture les reproches sont garantis: “Pourquoi t’as mis se pantalon là dans le sac? C’est pas lui qu’il fallait mettre, il ne va pas avec ce chandail” etc… J’irais même jusqu’à dire que c’est par sagesse que les papas ne prennent pas trop d’initiatives…
6 novembre 2006 at 13:37
homme: je jure que je n’ai pas écrit ce texte en rentrant de la taverne.
cebrefreveuil: ben oui, je suis d’accord, mais justement, il faut changer le système! Plus de reproches systématiques! Mais davantage d’initiatives…
6 novembre 2006 at 13:39
Oh. My. God.
Mère Indigne, vous êtes plus digne que vous ne le croyez! C’est fantastique ce billet!
Nous avons des leçons à tirer, les hommes comme les femmes. Merveilleuse montée de lait!
Merci!
6 novembre 2006 at 13:41
Anne-Lune: C’est peut-être beau, mais là je suis un peu fatiguée, par exemple… Pas trop souvent…
6 novembre 2006 at 13:43
Plus ça va, et plus je réalise que mon homme est vraiment une perle. Il fait tout ça, et même plus…
Chez moi, c’est moi la traîneuse toujours dans la lune…
6 novembre 2006 at 13:44
choco: Père indigne est très bien aussi, mais sur le fond, j’ai raison pareil!
6 novembre 2006 at 13:50
Chère mère indigne,
Comme vous avez le don d’exprimer pile poil ce que nous vivons! Je fais régulièrement lire à mon chum, qui rigole, rigole!, parce qu’il sait bien que trop que c’est vrai ce que vous dites!
Pour le sac à couches, j’ai réglé le problème, il est toujours dans la garde-robe d’entrée, tout fait, prêt à partir. 2-3 couches, lingettes, ustensiles, bavette propre, céréales dans un ziploc, vêtements de rechange, jouets. Après tout, on trimballe toujours la même chose. Et diantre que ça fait du bien de ne pas à “réfléchir” là-dessus. Vivement le retour de la spontanéité perdue le jour de l’accouchement!
6 novembre 2006 at 13:54
“C’est vrai qu’il m’aide beaucoup” - ah non! J’en ai marre! Quand un homme fait des tâches ménagères ou s’occupe des petits, on dit qu’il AIDE!
NON, pas du tout! Il prend SA part du boulot, mesdames, sa juste part! Il N’AIDE PAS! Joignez-moi dans mon projet d’arrêter de dire merci devant la vaisselle faite - jusqu’à ce qu’EUX aussi disent merci!
6 novembre 2006 at 13:57
Oh que ça me ramène à moi ça! Mère de 3, dont des jumeaux, je croyais savoir tout! et j’ai laissé le cerveau du doux ramollir!
Finis ce temps-là, je rends les balais et suis ton conseil.
Ça ne sera pas facile par contre….merci de m’avoir réveillé
6 novembre 2006 at 13:58
Oui, et moi quand je laisse ma blonde sortir (oui je suis un saint) un soir de semaine (pas question la fin de semaine), je GARDE mon fils…. VB, c’est juste pour toi celle-là.
6 novembre 2006 at 14:05
c’est décidé je serai une mère indigne ou je resterai nullipare !
mais l’image de Kant face au sac à couches vaut son pesant de cacahuètes ! en espérant que cela mette nos hommes sur la voie de leur retournement copernicien !
il n’empêche que ce raisonnement me laisse un peu songeuse. pour deux raisons.
d’une part, ça voudrait dire qu’en faisant les choses à peu près, on pousserait notre homme à faire les choses correctement ? dans les faits, je crains que cela ne revienne à toiut simplement baisser nos exigences et s’accomoder de l’a peu près (pour ne pas dire du n’importe quoi…). Bon, pour l’instant pour moi pas de sac à couche à l’horizon, mais je vis déjà avec des piles de chaussettes dans tous les coins et de la vaisselle qui s’accumule … l’homme est résistant à beaucoup de choses, ne l’oublions pas.
ah oui, et d’autre part, Kant n’avait pas de femme, il n’en aurait jamais eu; il n’avait même pas de chien; et c’est même pas sûr qu’il sache faire son chocolat chaud du matin tout seul…
6 novembre 2006 at 14:10
HAaaaaaaaaa ! Le fameux je garde mon enfant dont je suis le géniteur ! Mon propre Homme dit ça de sa fille alors qu’il est en congé parental ! Je garde ma fille le jour : ouch !
Et dans la catégorie reine du foyer : chérie, je voulais aller chercher quelque chose à l’épicerie, mais je vais attendre que tu puisses garder la belle fille. Come on chéri ! Ça se trimballe ces petites bêtes là, et t’es assuré de te faire cruiser en plus
Si moi j’allaite en plein milieu d’un bouchon de circulation, t’es ben capable d’aller te chercher du lait en sa tendre compagnie
6 novembre 2006 at 14:10
- pardon chérie? un sac à quoi? un sakacouch’? ??? Ah mais désolé, je e savais pas que tu avais acheter des frignues d’un noueau modiste… sakacouch? quel drôle de nom! C’est un Almenais ou un Trucmène?
6 novembre 2006 at 14:18
Tout d’abord bravo pour ton blogue (je me sens comme une tite madame qui appelle à une ligne ouverte en commençant par félicitation pour votre bô programme, mais j’assume).
J’pense plutôt que nos hommes deviennent momentanément incapable, disfonctionnel, exempt d’autonomie lorsqu’on est dans un rayon de 20 mètres… Ça me rappelle mon homme, qui en fait une tonne à la maison je dois dire, qui fait le lavage, la vaisselle, les bains, les lunchs, les devoirs, le recyclage, alouette!, qui a déjà tenu le fort trois semaines tout seul avec grand succès (avec trois p’tits loups), mais qui est incapable, SI je travaille à la maison, de décider ce qu’il doit leur mettre sur le dos (chérie, peux-tu venir deux minutes sortir le linge du Dan ?)
6 novembre 2006 at 14:19
oulala, faut pas que ma femme tombe sur ce message………
6 novembre 2006 at 14:29
“sagesse millénaire de l’utérus”…. Ah je suis crampée Mère Indigne… Moi, ça fait longtemps que j’ai expliqué tout ça à mon chéri mais c’est tellement mieux dit dans ce billet ! Quelle verve, quel humour !!
Je me souviens avoir sauté ma coche lorsqu’aucun de nous 2 ne voulait changer la couche de bébé alors qu’il était très évident que la-dite couche n’avait pas rempli son office puisque de grosses tâches suspectes montaient jusqu’en haut du dos de bébé. Mon homme a dit “oui mais toi t’es plus capable, c’est dans tes gènes…”. Ben voyons…. ce jour là, il a subi sa première manipulation génétique
6 novembre 2006 at 14:39
N’est ce pas Kant qui disait: “Bien des livres auraient été plus clairs s’ils n’avaient pas voulu être si clairs.” À force de trop vouloir démystifier le mystère de la vie de couple, Ô Indigne, vous lui en enlevez tout le charme en plus d’y expulser (comme le placenta) tout le pouvoir de négociation qui existe entre deux êtres. Sur ce, moi jeudi, je sors prendre un coup aux Amazones et je laisse madame Patio s’arranger simultanément avec la Merveilleuse et le rendez-vous des blogueuses de la rive-nord.
Non mais, scrogneugneu… on veut du changement… grogne grogne… Sapere aude mon oeil, chose…
6 novembre 2006 at 14:43
Ohhhhh. Merveille des merveille! Kant, Kant, Kant mon amour!
Je fais deux envois illico presto. Un à l’Office de l’Ingénieux, qui regorge d’hommes qui auraient intérêts à relire Kant avec vos yeux et deux, le chèque personnel à votre intention vénérable.
Du grand Mère Indigne, je me prosterne à genoux, que dis-je, je rampe de reconnaissance.
6 novembre 2006 at 14:53
Il faut dire qu’au départ, la fouille est plus facile pour la femme parce que en général, si le jouet préféré est là, c’est que la femme l’a mit là.
Je crois mère indigne que tu as mis de côté l’esprit manipulateur de certains de ces mâles specimen (dont tendre époux), lesquels font leur gros possible pour nous laisser croire à nous, faibles et douces femmes qu’ils sont incapable de faire quoique ce soit de leur 10 doigts (bon, il y a 2 pouces ok). En fait, ce n’est que pour mieux nous amener à nous dire qu’il est plus simple de le faire soi-même plutôt que de leur expliquer….
Mais ils savent trèèèès bien quoi, où, comment, pourquoiet quand…c’est juste dans l’espoir de pouvoir continuer d’écouter le match à la télé en se grattant l’attribut masculin!
6 novembre 2006 at 14:53
Bon voilà, tout à été dis.
L’important, selon moi, c’est que “la plupart” des hommes font déjà ça, mais à leur façon. Il suffit d’accepter la différence et de cesser ce sexisme!
6 novembre 2006 at 15:04
personnellement, lorsque j’oubliais de mettre quelque chose dans le sac à couche, mon homme me faisait des reproches du genre «comment as-tu pu oublier ceci ou cela». Prétextant que cela faisait partie de l’instinct maternel et pas des 50 livres que j’avais pris la peine de lire durant ma grossesse… J’ai fini par quitter l’inspecteur des travaux finis… pour en trouver un plus participatif et qui ne em demande pas d’être parfaite car il ne l,ets pas non plus!
6 novembre 2006 at 15:15
Sur le fond je suis tout à fait d’accord !
Sur la forme je ne peux pas aller dans ton sens vu que Poussiiiin fait le repassage, le ménage, la cuisine, s’occupe des enfants tout autant que moi. Alors sur ce coup la j’peux vraiment rien dire mais je compatis avec toutes celles qui ne sont pas dans mon cas
6 novembre 2006 at 15:20
Heureusement, je ne suis pas encore mère!
J’espère que, grâce au billet qui vient d’être publié, les hommes de ma génération (enfin… ce sont à peine des hommes à 21 ans, faut s’entendre) auront évolués en ce qui concerne les sacs à couches et autres chichis du merveilleux monde de l’enfant!
J’ose y croire!
Merci Mère Indigne.
6 novembre 2006 at 15:50
ALLELOUIA!! :lol
J’ai la chance par contre d’avoir un homme qui s’en sort très bien, pour s’être occuper d’un bambin tout seule pendant 2 ans
Il a pris le tour
6 novembre 2006 at 15:53
Ahhh Mère Indigne!
j’ai vécu l’illumination des Lumières il n’y a pas si longtemps grâce à…. un cours du soir. Un soir par semaine (le jeudi en plus!) et un matin où je laisse bravement Papa et Fiston en tête-à-tête pour éventuellement récolter un bout de papier. Je ne prépare rien: ni couche, ni vêtement, ni repas, ni recomandation, pas le temps.
Et bien au bout de quelques mois je me rend compte que mon chum est compétant, très compétant avec fiston, PIRE il l’est plus que moi pour certaines choses! Dur dur pour l’égo. Par chance il existe encore les becs sales et les ensembles de joggings pourtant caché au fond du garde-robe pour me revaloriser un peu.
Ca m’a prit près de 2 ans avant de lacher prise, le 2e arrive dans quelques mois, j’espère ne pas répéter mes erreurs.
6 novembre 2006 at 15:54
Un autre de tes billets qui va se promener dans tout mon carnet d’adresse ! J’y ai reconnu mon chum, mon frère, mon père, mon beau-père, mon beau-frère allouette et tout autant de femmes/conjointes
6 novembre 2006 at 16:03
Ah chère mère indigne, quelle pièce d’antologie que voici. Je vous ouvre une fenêtre sur mon blogue pour que le signares viennent lire votre plume d’aujourd’hui.. Trop hot comme billet.
Un exemple de “fais-le toi, tu es meilleure” . Hier, pause-bébé pour moi, papa a pris soin de fiston, lui a donné comme lunch un “aliment-pas-encore-introduit”. Tant pis, je me suis fait masser quelques heures avant et en bonne maman zen je n’ai pas trop tempêté…
On pire on aurait géré une réaction allergique. Mais ce ne fut pas le cas.
On n’a pas la science infuse, merde. Pourquoi ce serait toujours à la mère à mettre les suppositoires, ramasser la merde flottant dans le bain et aspirer les satanées sécrétions de fiston avec la maudite poire à nez alors qu’il hurle comme si je lui coupais un bras à froid avec un couteau à steak? argh.
merci mère indigne, on se sent toutes tellement mieux après t’avoir lue. La plupart du temps!
6 novembre 2006 at 16:06
De kossé? Mon mammouth qui fait des menaces! Qu’à cela ne tienne! Merveilleuse merveille sera au rendez-vous des blogueuses - après tout, j’ai vu quelques noms masculins sur qui elle se fera un plaisir d’exercer son charme fou. Et si elle est grognonne le lendemain matin, son père s’en occupera!
Mère indigne, comme on dit par che-nous: the check is in the mail!
6 novembre 2006 at 16:14
C’est drôle mon homme me parle souvent de tes billets, mais j’ai comme l’impression que je n’entendrai pas parler de celui-là. Serait-ce que ça sent trop le vécu? Mystère.
Je dirai comme Marie-Lorraine “le chèque est dans la malle”. Merci Mère indigne.
6 novembre 2006 at 16:18
Quand le pneu de ma voiture etait creuvé, je commençais à placer le cric. Et il m’a dit de desserer les boulons avant de lever la voiture. Du genre “t’es pas un peu gourde pov’ fille”. Je me suis demandée si c’était pas inscrit dans les glandes coucouillères, ces trucs là.
6 novembre 2006 at 16:25
Kantine, qu’est-ce que t’as préparé pour soupé ?? En attendant je vais aller Kanté sur le sofa du salon.
6 novembre 2006 at 16:32
Marie-Pascale : “ramasser la merde flottant dans le bain”… chez nous c’était pas plus tard que la semaine dernière, pis les petites billes marron ne flottaient pas…… ben on a fait la job de ramassage, à 2, en amoureux
sous le regard ahuri de bébé qui ne comprenait pas trop où était le problème !
6 novembre 2006 at 16:41
@marie-lorraine - Pfffft! Vraiment? Alors, je deviens pédé et je vais veiller au Village (je le savais que c’était un billet fout-la-merde).
6 novembre 2006 at 16:49
Quand il part seul en vacances avec les enfants, au retour, tous ses compagnons et surtout ses compagnes de vacances viennent me dire que j’ai la chance d’avoir un tel homme qui aide à la vaisselle etc. Je me demande toujours si c’est du même qu’elles me parlent. Avec les enfants, il est beaucoup plus paternant qu’à la maison. Pourtant, à la maison, sur ce sujet, il est déjà très très bien. Quand je me suis décidée à demander s’il pouvait m’aider à comprendre, il a répondu : “- Mais pourquoi je me tracasserais quand tu es là ?
- Mais pourquoi tu prends pas l’initiative alors que je t’en laisse toutes les occasions ?
- Mais je viens de te le dire ! Si tu es là, j’ai pas à le faire ! ”
J’ai toujours pas compris … L’homme est un mystère.
6 novembre 2006 at 16:52
Un vieux principe dit que les parresseux n’ont qu’à jouer la carte de la stupidité pour qu’on fasse les choses à leur place. Principe fort exploité par les homme, il est devenu ma religion. Je n’ai aucun scrupule à utiliser mes enfants afin de faire de leur père un homme impliqué!!!
Voici quelques questions stupides?
- Chéri, comment tu coupes les toasts de fifille déjà?
- Où tu ranges les mitaines?
- C’est lequel le légume que le petit n’aime pas déjà?
Rafinée, j ‘ajoute même quelques comportements typiquement masculins. Par exemple, feindre de ne pas remarquer que l’heure du coucher est dépassée, ne pas prévoir les repas d’avance, ne même pas relever quand les enfants mangent trop de cochonnerie (j’avoue, c’est pas facile au début…).
Après quelques mois de ce régime, j’ai vu les les interventions de superman ressembler à ceci: Pourrais-tu essayer de te ramasser un peu!?! Les enfants n’ont pas mangé de légumes hier!!! Je déteste quand les vêtements ne sont pas prêts la veille!!! Si je te fais un chèque pour les frais de garde, vas-tu penser à le déposer à la garderie? Il faut absolument que j’aille acheter des chaussures pour les enfants!!! Ça vous fait pas penser à q
Je me complais dans le rôle de l’homme. Beaucoup plus relaxe, plus détendue, je profite maintenant plus du moment présent. Cela ne veut pas dire qu’il ne me prend pas une petite crise de ménage ou de nutrition aigue de temps en temps, mais c’est moins pire. En fait, plus je suis irresponsable, plus superman devient responsable. Je joue la stupidité, mais je ne suis pas stupide. J’examine tout, je vois tout, je sais tout. Quand “il” n’est pas là, je peux me permettre un peu plus d’initiative et un peu plus de perfectionnisme. Mais en général, ma tactique a bien fonctionné. La seule chose qu’il est incapable, c’est de voir que les ongles des enfants sont trop longs, même si, je peux vous dire que je les ai laissé drôlement laissé poussé. Sur ce point seulement j’ai capitulé.
6 novembre 2006 at 17:02
@TT02 : je peux te garantir que changer un pneu c’est pas inscrite dans les glandes coucouillères, ou si c’est le cas mon chum ne les as pas, car lorsqu’il a eu un flat, c’est moi qui a dû lui montrer comment changer un pneu et surtout comment le cric de l’auto fonctionnait.
Concernant l’énigme du Sac à couche, je ne suis pas encore rendu là mais mon chum a déjà le syndrôme des yeux fermer. On va faire des commissions et c’est toujours de ma faute si on oublie qqc à la maison.
6 novembre 2006 at 17:05
Coïncidence, j’ai sous les yeux un numéro hors-série du magazine Le Point sur les textes fondamentaux de la philosophie moderne (septembre-octobre 2006).
“Sapere aude!” est traduit encore plus méchamment, Mère indigne : “Aie le courage de te servir de ton propre entendement!”. Le courage! C’est bien de cela qu’il s’agit en matière de dégâts à éponger, de couches à changer, de préparatifs de sortie avec un bébé!
“Paresse et lâcheté sont les causes qui font qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchis depuis longtemps d’une conduite étrangère (…), restent cependant volontiers toute leur vie dans un état de tutelle, et qui font qu’il est si facile à d’autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d’être sous tutelle.”
La loi du moindre effort…
Mais parfois cette loi nous repose un petit peu de cette grande fatigue ressentie à la fin de nos journées de parents…
6 novembre 2006 at 17:09
Chers lecteurs, encore une fois, vous me laissez pantoise de bonheur. On a eu une panne d’électricité ici, et je me rongeais les sangs en songeant aux insultes qui, peut-être, revolaient d’un bout à l’autre des commentaires. Aux légumes pourris qui allaient me tomber dessus par pixels interposés. Mais non, rien de tout cela! (À part Mammouth qui menace d’aller aux danseuses, mais bon, il fera un show après à Marie-Lo.) Je vous aime, les hommes comme les femmes, vous êtes bons pour moi.
Demain, je vous raconte si mon mariage a, comme mon blogue, survécu à ce billet.
6 novembre 2006 at 17:14
Natcho: Kant ne s’est jamais marié… Je crois qu’il a eu peur des implications de ses propres théories…
6 novembre 2006 at 17:23
Mère indigne, un de tes meilleurs billets depuis que je te lis. Bravo!
Moi, vois-tu, j’ai commencé par être une mère indigne monoparentale. J’ai appris par essais et erreurs, comme tout le monde. Quel choc quand est venu se greffer à notre famille cet appendice longuement désiré mais dont l’utilité immédiate m’a laissée dubitative: un père. À quoi ça sert, me suis-je demandée longuement… Entre faire les choses soi-même parce que sinon elles ne se feront pas toute seules, et faire les choses soi-même parce qu’on n’a pas rappelé à quelqu’un de les faire… Hum!
Puis est venu notre Petit. Avant même sa naissance, j’ai pris une résolution: papa apprendrait, lui aussi, du début, tout comme moi quelques années auparavant. Il n’aurait plus l’excuse d’être arrivé en retard. Et je ne serais pas une de ces mères castrantes avec leur mari qui m’ont toujours exaspérée au plus haut point: la tentation était pourtant grande: j’avais quelques années d’expérience de plus que lui. Je suis loin d’être parfaite: avant d’apprendre à écouter la météo le matin pour savoir comment habiller le Grand, il a fallu que je le ramène une fois de la garderie emmitouflé dans MON manteau. Heureusement, personne ne m’attendait à la maison avec une brique et un fanal. Il passerait par là lui aussi, il aurait le droit de se tromper - mais je garderais quand même un oeil vigilant pour m’assurer que le petit ne mourrait pas de consomption dans le processus.
Eh bien, ce n’est pas pour me péter les bretelles, mais j’ai pas mal réussi. À ses “Comment j’habille le petit?” j’ai répondu “Regarde Météomédia”. À ses “Est-ce que je dois lui laver les cheveux?” j’ai répondu “Je te laisse juge”. Il n’est pas parfait, mais justement, ce n’était pas le but de l’exercice! Disons qu’il a un plus grand potentiel d’autonomie que la moyenne.
PS Je suis entièrement d’accord avec “Superwoman ratée”. Laissez-moi vous dire qu’avec un mari et deux fils, vous avez avantage à laisser s’épanouir votre homme intérieur, sous peine d’y laisser votre santé mentale. Je m’entraîne depuis quelques années. Je suis beaucoup plus détendue depuis. Il n’y a que sur la position du siège de toilette que je tiens mon bout.
6 novembre 2006 at 17:36
Moi je veux bien m’y mettre aux couches et aux remplissages convenablement effectués du sac à couche vide, je veux dire par moi même, en totale autonomie …
Mais j’ai pas d’enfant, pas de copine. Alors bon, je cherche pas un pretexte bidon pour ne pas m’y mettre mais la …
laurent
http://blog.laurent.eu.org
6 novembre 2006 at 17:39
Mère indigne, je ne suis pas certain de vous suivre. On met quoi au juste dans le sac à couche?
6 novembre 2006 at 17:40
Enfin, il faut tout de même signaler, à l’instar de Cebrefeveil, que si le pôpa commence à prendre des initiatives, il aura beau avoir prévu le biberon, la tétine, les vêtements de rechange, bref tout ce qui faut, si ça a le malheur de ne pas être dans le sac à couches, tout ce beau boulot sera inspecté, inventorié, et finalement immanquablement défait dans les dix minutes.
En tant qu’aîné d’une famille où j’ai eu le grand bonheur de donner le biberon à mes frangins et frangines, je sais aussi ce qu’il en coûte à un de ces males d’aller à l’encontre de la minutieuse, voire pointilleuse, organisation féminine.
Ca me rappelle une de mes tantes qui, bien que les bagages étaient parfaitement rangés dans le coffre, les descendaient au pied de la voiture, parceque ceux-ci n’étaient pas rangés à sa manière (à sa décharge, c’était elle qui conduisait). J’avoue que parfois, j’ai quand même du mal avec les filles d’Eve.
6 novembre 2006 at 17:43
Polydamas: Mais je suis d’accord!!! Bon, à go, on change tous d’attitude. 1, 2, 3… oups, je dois y aller, j’ai quelque chose sur le feu…
Prof malgré tout: on met rien dans le sac à couches, on commande des sushis, on boit du vin et on oublie tout. Bon.
6 novembre 2006 at 17:54
“Laissez-moi vous dire qu’avec un mari et deux fils, vous avez avantage à laisser s’épanouir votre homme intérieur, sous peine d’y laisser votre santé mentale.”
Malheureusement pour moi, je continue à croire que le reste de l’Univers peut dire “noir”, si je dis “blanc”, j’ai quand même raison! (Y a pas mal juste les idiots et les génies à croire ça - je tente ma chance, et on verra bien!)
6 novembre 2006 at 18:46
Que j’aime ton billet! Tu as entièrement raison. Ça me fait penser à quelqu’un que je ne nommerai pas, qui était avec son mari et ses petits enfants chez mes parents. Il y avait bien du monde et mon père faisait un BBQ dehors. La fillequejenenommerai pas a dû rentrer à l’intérieur et elle a dit spontanément à son mari: “Surveille les petits pendant que je suis en dedans.” FRANCHEMENT! Comme si le mec allait laisser ses enfants brûler sur le BBQ.
Puis les filles qui chiâlent parce que les mecs n’ont pas assorti les couleurs des bas avec le p’tit suit.
Ils ont leur bout de chemin à faire, les hommes, mais nous aussi…
6 novembre 2006 at 19:00
Non seulement vous êtes une mère indigne, mais vous êtes aussi une épouse indigne…
6 novembre 2006 at 21:20
Bien dit !
6 novembre 2006 at 22:42
arghhhhh…. nan vraiment, vraiment c’est pas simple ces histoâres. Mais il y a UNE chose que je peux dire : en mon expérience : KANT EST LE DERNIER DES PENSEURS PRATIQUES !!!!! Si vous voulez un homme, un vrai (qui sache remplir le sakakouch) faut pas chercher dans ceux qu’écrivent pareils bouquins.
Ce billet : tout est extrêmmment bien ficelé, scénario impec, digne d’article à faire commenter à l’école par Fille Aînée. Mais Kant là j’peux pas. Lumières non plus. C’est LEUR FAUTE D’ABORD, si les hommes on perdu leur instinct maternel -oups ! pardon, j’veux dire leur grand esprit pratique. Mais comme d’aucuns le diront : pas tous, pas tous… Reste de l’espoâr…
(mais… Superwoman, Catherine… comment faites-vous ? Un héroïsme que je n’ai pas encore atteint, ça. Quoique… quand on voit l’état de notre maison…) (mais il change pas d’un poal) (ehh…. c’est sa MOMAN qui lui a jamais appris à faire le ménage…….)
6 novembre 2006 at 23:22
Un tour de langue dans ma bouche, deux tours de langue dans ma bouche…
7 novembre 2006 at 0:34
Bah,, On veut bien être des hommes roses, mais à notre rythme, full tranquillement. Vous autres les filles, vous êtes pas mal stressante! Relax man.. Si on fait pas semblant d’être stupides vous allez dire,, À quoi je sers moi.C’est important de se sentir utile et ça les hommes le savent.
7 novembre 2006 at 2:28
en réponse à Mamouchka, ça me rappelle mon zome qui disait qu’il ne pouvait pas changer les couches sales de mes enfants car l’odeur l’insupportait trop. A quoi je répondais que mon nez marchait aussi bien que le sien, qu’il suffisait de prendre sur soi deux minutes (en respirant le moins possible). Mais il prétendait que nous les femmes avions un gène qui nous permettait de supporter ce genre d’odeur. T’as raison, une bonne manipulation génétique, y a que ça de vrai!
7 novembre 2006 at 4:22
bon ok j’avoue tu as bien raison
Je n’ai pas de pb avec mon homme, enfin je me dis : il aide bien à la maison patati patata, et tout mais je me demande comment ça se passera quand j’aurai le ventre rond … c’est là que je vais rigoler
7 novembre 2006 at 5:02
“Kantine” c’est parce que c’est toi qui fait a manger a la maison???
hihi
7 novembre 2006 at 5:12
Mon homme sait bien préparer le sac de couches tout seul, ouiiii. Et je n’interviens pas, je critique pas, tout ça, noooon. Donc c’est tantôt lui tantôt moi qui le préparons quand nous partons chez des amis, sans stress…
Et puis samedi, une fois arrivés chez ma soeur, ben on s’est rendus compte que chacun pensait que l’autre l’avait fait. Et qu’on n’avait donc RIEN pris ! :-O
7 novembre 2006 at 5:46
Si ça ne s’appliquait qu’aux enfants, encore !!
Un cours de hip-hop le lundi soir m’a ouvert des horizons, pour le PERE qui ne se plaint que JE ne lui laisse jamais faire la cuisine, mais le week-end, en ayant prévu le menu et acheté les ingrédients.
Le lundi soir, il me dit “Je prépare quoi à manger, ce soir” et je lui répond, royale “Ce que tu veux, mon lapin, tu peux faire ce que tu veux, tu as le choix”…
En rentrant, je mets les pieds sous la table…et je mange gras, parce que la cuisine saine, kessékssa !! Plus y a de beurre et plus y a de crème, et mieux c’est !! Mais JE NE DIS RIEN !!
Et bon sang que c’est dur…
7 novembre 2006 at 6:57
M.Mrrr est un homme bien: il s’occupe de son fils, lui donne son bain et change ses couches, il sait préparer un sakacouch sans trpp de faute de goût… Il fait (bien) à manger(et même mieux que moi), et le fait volontier, il fait les courses, trie le linge (sans plus me poser de question!) et met au moins 2 machines avant de partir au boulot… Il ne fait pas le repassage, ni le ménage, mais moi non plus…
Ses défauts??? Hummmm… j’en vois 2: il ne s’inquiète jamais de ce que va manger le petit (mais j’y travaille, j’y travaille!) et… il est maniaque! Je rêve de pouvoir laisser trainer mon bouquin dans un coin sans y toucher pendant 3 jours et que personne ne me dise rien!!!
A chacun(e) ses fardeaux
A part ça, Mère Indigne, voici ma 2è intervention dans tes commentaires, il serait temps que je m’avoue lectrice assidue de ton blog et que je te remercie pour ce moment de plaisir quotidien
7 novembre 2006 at 6:57
Houlala ! y a que moi qui ne suis pas d’accord ??
Moi je lui dit quoi mettre dans le sac à couches, et je lui dirai TOU JOURS !
Ben oui quoi. Même, je le fais s’il faut !
Comme ca, quand il va chez sa mère avec le sac à couches bien plein et qu’il a des compliments de sa maman (qui ne se doute pas une seule seconde qu’il a été aidé…mais d’où sort-elle ?? Ha oui, c’tune belle mère) et bien le soir, JE PEUX DEMANDER CE QUE JE VEUX .
Avec cette force ultime, ce chantage parfait, je lance (digne comme une princesse) :
“Mon coeur (mouahaha) tu fais à manger ce soir ?”
Et là, il est pris au piège, comme une abeille ki cherche à sortir de sa canette de bière (extra la comparaison, non ?) - il sait qu’il m’est redevable de quelque chose de primordial et fait TOUT (oui, mesdames j’ai bien dit TOUT) pour se rattraper !
Alors OUI je continuerai à remplir le sac à couches :p
7 novembre 2006 at 7:06
C’est trop bon ! ARFFFFF !
merci madame !
mh,
7 novembre 2006 at 7:58
tout simplement vrai. j’aimerai le faire lire à mon homme. Mais d’une je ne crois pas qu’il veuille lire autant de mots et de deux je ne crois pas qu’il les comprenne tous. Bravo
7 novembre 2006 at 8:49
Tu as tout dit!!! Aux hommes de prendre l’initiative… aux femmes de s’enlever du chemin!!! Et de grace… LA FERME chères congénaires indignes!!! Remettre les choses en perspectives… et réaliser que certaines autres ne sont pas aussi importantes… si nous sommes reconnaissante du 5 minutes que ça nous laisse pour se mettre un peu de rouge à lèvre avant de sortir!!! Ou encore de ne pas cramer les oignons parcequ’il y a une paire de fesses à essuyer!!!
7 novembre 2006 at 9:09
moi j’aide un peu mon homme, pour être sympa, mais pour ce qui est des bagages et des sacs des enfants (2 c’est pas la mort non plus), je le laisse faire sinon il repasse derrière moi et il recommence… donc ça va plus vite si je ne m’en occupe pas. pendant ce temps là je peux relire Kant.
)
Ca c’est une mère indigne qui se la pète, hein
PS lui est parfait et n’oublie rien, moi beaucoup moins, et on fait chacun en fonction de ses compétences…
merci pour tes textes, ils sont supers.
7 novembre 2006 at 9:37
C’est vrai, on pourrait prendre un peu plus l’initiative, et perdre 15 minutes en obstinages inutiles… Voici comment risque de se dérouler la conversation.
Le père - Chéri, j’ai apporté le sac de couche
La mère - Ah, d’accord. Est-ce que tu as apporté les couches.
Le père – évidemment
La mère – Les débarbouillettes.
Le père – bien sûr
La mère – Les vêtements de rechange.
Le père – oui
La mère – C’est-à-dire un pantalon, un chandail, une chemisette, des chaussettes, un pyjama.
Le père – oui oui
La mère – Les médicaments.
Le père – oui
La mère – Une tétine.
Le père – bien sûr
La mère – Et un biberon.
Le père – oui
La mère – La crème à fesses.
Le père – oui
La mère – Quelques jouets?
Le père – Je lui ai apporté sa tortue en peluche
La mère - Apporte lui plutôt son cochon en peluche, elle n’aime pas tellement la tortue
Le père - Bah, est-ce que c’est vraiment grave?
La mère - Oui. chéri, va chercher son cochon
La père - Mais…
La mère - Ah, et puis, laisse faire, je vais aller le chercher.
Et voilà comment toute notre belle initiative se faire réduire en miette. Non seulement l’échange a été aussi long, mais en plus au final ça n’a pas empêché notre blonde de tout contrôler de la même manière que normal. Quoique ça ne vaut que pour les mères contrôlantes et perfectionnistes. Quand on nous laisse un peu plus de liberté, ça va tellement mieux. Peut-être que ce ne sera pas le bon jouet… mais dans ce cas, il suffit de laisser le mari gérer l’enfant pas content, et il finira bien par apprendre.
Beaucoup ont dit que leur homme n’était pas le même quand elles n’étaient pas là. Effectivement. C’est toujours beaucoup plus facile et efficace d’agir quand on a pas toujours à justifier chacune de nos actions et à subir des commentaires désagréables quand on fait une erreur. Ils ont sûrement fait les choses différemment et pas tout à fait comme vous l’auriez voulu, mais au final, c’est la même chose, et comme vous n’étiez pas là pour critiquer les résultats intermédiaires, ils ont pu arriver au résultat final sans perdre trop de temps et sans dire : «je vais te laisser faire si tu t’y connais tant que ça».
7 novembre 2006 at 12:05
ce que je ne comprends pas parfois c’est qu’aujourd’hui mon ex et moi partageons la garde de notre fils et qu’il se débrouille très bien, il a même laissé tombé le golf pour enfin faire des sorties avec son fils. Avant c’était moi toute seule qui me retrouvait seule au parc ou à la pataugeoire. Lorsque ej lui ai annoncé que je le quittais il a eu l’air de ne pas comprendre pourquoi et m’a reprochée de ne jamais me plaindre… J’ai essayé d’être subtile sans devenir castrante et voilà le résultat! La vie est bizarre parfois, peut être si j’avais chialé pour tout et pour rien il aurait compris alors que moi dans le fond je voulais juste un peu d’aide et de support et ne pas avoir à élever mon fils seule alors que j’étais en couple. le sac à couche n’était même plus un problème pour moi car je suis loin d’être une mère parfaite et il m’arrivait souvent d’oublier des choses mias 2 cerveaux valent mieux qu’un, non??? Aujourd’hui je sais que tous les gars ne sont pas comme ça et je en généralise plus autant mais il est certain que l’homme a souvent tendance à se reposer sur la femme en se disant que de toute façon elle le fait mieux que lui etc… maintenant j’agis comme cela parfois aussi et je vois que cela marche dans les deux sens! Je n’avais pas de problèmes à déléguer à mon ex par contre les reproches je ne supporte pas surtout que lorsque l’on ne fait rien on ne fait jamais d’erreur et donc c,est un peu facile de critiquer….
7 novembre 2006 at 13:38
Je ne ferai pas lire ça à mon mari … il va me demander :
” et pour apprendre à fermer la piscine et “starter” la tondeuse … tu penses que j’ai pris le mode d’emploi dans mon intuition masculine ???”
7 novembre 2006 at 13:39
j’ai travaillé dur pour arriver à une parfaite parité dans les tâches … ça a pris du tps mais j’y suis ARRIVEE !!!
Bravo pour ton blog, c’est une BELLE récréation ! et une bonne POILADE
7 novembre 2006 at 13:57
Je viens d’aménager dans le quartier des spaces Window live… Bah quand on commence dans la vie… faut voir petit!
Je voulais juste mentionner que je me suis permise d’ajouter ton blog …. Histoire de faire briller la Lumière Kantine jusqu’à chez moi!
Fabuleux ton blog…
On aime ca les mères indignes… y’a un p’tit kekchose de nous autre la dedans.
La Bonnefemme
7 novembre 2006 at 14:11
Merci, c’est presque trop, je me délecte…
Ça me rappelle un article que j’ai lu sur les traits typiquement masculins ou féminins qu’on cultiverait depuis les zhommes (et fêmmes) des cavernes.
Pour nous faire comprendre pourqui les zhommes contemporains ont de la difficulté à trouver le pot de mayo dans le réfrigérateur, l’article très scientifique expliquait que les zhommes préhistoriques (de-sexe-masculin, n’est-ce pas), en charge de la chasse au gibier, avaient développé le ‘tunnel vision’ pratique pour distinguer une bête comestible malgré les obstacles comme le fouillis de la jongle tropicale ou des glaciers arctiques (enfin comme vous voulez).
Pour le fun, vous avez essayé de trouver une perdrix en plumage d’hiver, complètement immobile, dans une forêt enneigée? Un peu plus dur que de débusquer la mayo sur une tablette du frigo. Bref, la Science est pleine d’humour, mais elle ne parle pas des lois de la facilité.
Moi maintenant quand on me demande je dis: “On cherche avec les yeux, PAS avec la bouche!”. Ça me fait un drôle de bien.
7 novembre 2006 at 14:19
Alleluia!
ta parole est pur miel…
7 novembre 2006 at 14:48
héhéhéhé …
juste en passant, une petite coquille de lecture de ma part, après une rude journée de boulot, et les deux bibous au retour at home … voilà ce que j’ailu (un peu vite et un peu mal), quelque part dans le texte proposé aujourd’hui :
“Dans les ORIFICES de la maternité, messieurs, on fatigue.”
orifices, au lieu d’officines … tout un programme …
ahahaha …
Merci mère indigne et merci feu Kant.
7 novembre 2006 at 14:49
Clap! Clap! Clap!
:D
7 novembre 2006 at 15:06
Mouahahahhahaha ! Bravo ! et tu as tellement raison pour les “efforts” que NOUS avons à fournir… je me revois à tous les jours, vérifier SI…
7 novembre 2006 at 15:07
[…] Mère indigne en est la maîtresse sans contredit! Elle a toujours réussi à tout dire sans froisser qui que ce soit. Diplomatie ? Pas tout à fait, parce qu’elle est loin de passer par quatre chemins! Son secret ? L’ironie. Ce billet est, jusqu’à maintenant, celui qui illustre le mieux ce que j’essaie de vous expliquer. Dé-lec-table! Allez, courrez apprendre la sagesse ! (Ça s’apprend, ça ? ) […]
7 novembre 2006 at 15:10
Bon, on est tous d’accord: vive le partenariat, à bas les gérant(e)s d’estrades et les serviles domestiques soumis! On va y arriver!
En passant, les filles, ne vous faites pas avoir par les arguments du changement de l’ampoule, du pneu crevé ou du vidage de piscine pour laisser votre homme dire que c’est kif-kif, parce que des trucs qui arrivent une fois par mois ou ou une fois l’an ou jamais, versus le sac à couches, c’est peut-être prestigieux comme habileté, mais ça ne compte pas pantoute (surtout quand on a la carte du CAA). Na!
7 novembre 2006 at 15:12
Mère Indigne, ça fait maintenant 9 ans que je suis séparée d’avec le père de mes filles et devine quoi ???? C’est encore moi qui dois tout gérer !! Je dois encore préparer les sacs de mes filles (9 et 12 ans) sous peine de reproche de la part du père. S’il manque quelque chose, c’est de ma faute à moi et non des filles. Surtout qu’il ne dit jamais quand elles ont besoin de linge “spécial” (lors d’une sortie par exemple). J’espère qu’il y aura de moins en moins d’hommes comme lui. J’aurais dû le pousser un peu plus quand nous étions ensemble pour qu’il prépare le mautadit sac à couche, peut-être qu’aujourd’hui il serait plus prévoyant!! Continue de nous régaler avec tes billets.
7 novembre 2006 at 15:58
Mère Indigne,
Tu as lu le petit livre rouge intitulé “La vie sexuelle d’Emmanuel Kant”? L’auteur : Botul.
Édition: Mille et une nuits.
Au cours de ma brève étude de Kant, c’est la place du sexe dans sa vie qui m’a le plus intéressée.
7 novembre 2006 at 16:52
Il faut bien que la chasteté de Kant ait des avantages…
**
Moi, parce que mâle, j’aime bien la fin de votre billet. Chauqe fois que j’habille ma poupoune, ma blonde la changera dans les 5 minutes qui suivent bicoz le pantalon ne va pas avec (choisissez:) le body, les bas, la blouse, le chapeau, le manteau, la poussette, la couleur des feuilles du parc Lafontaine. Idem pour le sac à couches…
Après, on accuse les hommes d’un manque d’initiative quand homo erectus demande quel chandail il doit mettre à la petite… C’est pas par manque d’initiative, c’est pour vous épargner le trouble de tout refaire!!!
7 novembre 2006 at 16:59
Merci pour les sourires à la tonne qu’a suscité ce post. Vraiment…
En plus d’avoir égayé cet après-midi sans soleil, il m’a fait prendre conscience de la chance que j’ai d’acoir un Homme qui rempli le sac à couches seul et qui oublie rarement de mettre ce qu’il faut dedans. Je réalise combien il est merveilleux… même s’il a ENCORE besoin de mon aide pour trouver bien des choses dans la maison ! Ben quoi ? La perfection n’existe pas ! Un jour…
7 novembre 2006 at 17:02
Mon homme est déjà sur la bonne voie
(mais … j’ai vévu tout ça, hé hé)
7 novembre 2006 at 18:59
Tout de même, je ne suis pas sûre du tout que Kant ait fait ou dû faire tout ça. Sûr que s’il avait fait tout ça, en plus du reste, il n’aurait pas écrit la Critique de la Raison pure, et le reste. Mais de ce temps-là, il est vrai, il y avait des nourrices pour faire ce genre de boulot. Avec de jolies coiffes enrubannée et des rubans qui tronaient jusque par terre (selon la qualité de la Maison où elles servaient…) Impressionnant………..
7 novembre 2006 at 19:05
Je trouve tout de même que ce que Laurent dit est assez intéressant.
Quant aux loupiotes à remplacer, aux vis à tourner et aux cadres à pendre, depuis que la femme s’assume et vit seule, on passe par là aussi. La totale, quoi. Toujours mères, même plus épouses, amantes parfaites quand il nous arrive de pouvoir être amantes (de temps en temps), et débrouillardes comme vingt pour les menus bricolages (déboucher un wc, fermer un robinet d’arrêt, savoir qu’un robinet d’arrêt ça existe et j’en passe).
Des femmes parfaites quoi !
(Mais l’inverse est vrai aussi, tout le monde doit se débrouiller et c’est bien, réjouissons-nous, quand hommes et femmes y arrivent…)
8 novembre 2006 at 6:48
Il y a tellement de commentaires que cela fait une semaine que j’ai la flemme de mettre le mien.
Magnifique billet, mais le titre est faux je trouve: il est beaucoup plus critique (à raison) sur ces charmantes mères-épouses qui ne supportent pas que les choses ne soient pas faites à leur façon
8 novembre 2006 at 9:33
Marie_C… Pas fou ton mari lolll … “tu penses que j’ai pris le mode d’emploi dans mon intuition masculine ?” Ce qui nous frustre le plus c’est que nous savons qu’ils ont raison!
Je crois que nous avons fait le tour du sujet!
(Félicitation mère indigne… J’adore votre façon d’écrire, passionnant!)
8 novembre 2006 at 11:01
Mère indigne, j’ai parlé de ce billet à mon homme hier soir et il a été très irrité. Il trouve la critique injuste. S’ils avaient le champ totalement libre et la responsabilité des enfants, ils sauraient très bien s’y prendre, selon lui. Son opinion reflète bien celles de Laurent et de Daniel.
Bravo pour le billet!
8 novembre 2006 at 19:52
Dans bien des cas, les hommes prennent la place que les femmes leur laisse… Mais bon.. c’est une autre histoire ça …
Ma blonde aimerait bien que j’en fasse plus dans la maison. Que j’en fasse plus ou que j’en fasse plus comme elle le désire ?
Qu’y puis-je si mon seuil de tolérance au désordre est plus élevé que le sien ?
Qu’y puis-je si je n’ai pas des yeux comme les siens pour voir ce qu’il y a à faire dans la maison ?
Qu’y puis-je si je considère que 2 vêtements de rechange c’est assez dans le sac à couche ?
Qu’y puis-je ? Après tout … je ne suis qu’un homme ! Mesdammes, soyez indulgeantes ! Donnez-moi une chance !
8 novembre 2006 at 21:50
Hum… Je ne veux pas me mettre “Mon bords” à dos, mais…. on a encore bcp de chemin à faire, même si on en a déjà fait… un ptit peu…
De mon côté, je crois que je m’en sort bien, je fais du ménage du lavage, les repas la vessaile et je sors les poubelles et ce, quotidiennement !
Peut-être que je suis fou après tout…
9 novembre 2006 at 14:07
Wow. Je suis bouche-bée. C’est tellement bien dit! Vive l’initiative!
9 novembre 2006 at 16:44
On dirait ma femme… Donc mon conducator conjugal n’est pas la seule à penser cela… Ca fout la trouille…
9 novembre 2006 at 23:17
Ça me console de voir que je ne suis pas toute seule à traîner un homme des cavernes dans ma vie moderne. Il a quant même un point en sa faveur : lorsqu’un ami l’invite et qu’il doit rester à la maison (hé oui, j’ai des activités moi aussi), il a l’humilité de répondre qu’il reste avec ces enfants et non qu’il les garde. Tout ceci après lui avoir dit un jour que le mot garder venant de sa bouche me troublait énormément…
Pour suivre l’idée de Gernobyl, je dis à mon homme de chercher avec ses yeux de femmes !
Hé oui, j’adhère au projet de vieux bandit de cesser de dire merci !
13 novembre 2006 at 7:39
Ouais et ben je pense que t’as quand meme pas mal de temps libre pour t’occuper de tout ca non? Ton mari, lui, il n’a peut etre pas que ca a foutre que d’ecrire des conneries sur un blog?
17 novembre 2006 at 0:00
premierement mlh: c’est son exutoire fais pas chier. Elle en fait surement emmasse.
Après bin je suis 100% d’accord avec mere indigne pour ce qui est de la vision masculine de la vie au foyer (pour la génération x). Moi non plus je ne m’en sors pas. Et ma soeur reine du foyer non plus
On va espérer qu’un jour les hommes deviendrons autonomes. Peut-être la faute en revient à la belle-mère. Peut-être que si elle avait moins torché son gentil petit garçon de la naissance à la puberté profonde, peut-être il aurait été plus prompt à voir à ses affaires dans maison!
20 novembre 2006 at 14:00
Juste merci en passant !
Mon HOM a été tellement vexé qu’il a TOUT géré TOUT un WE.
Bon reste les WE à venir, certes, mais ce fût un bel effort.
J’en suis encore toute chose, pour tout dire, j’ai eu l’impression d’être en vacances….;)
23 novembre 2006 at 18:58
[…] One of the reasons why I have a cat and no children is because I hate packing. I really don’t like it at all. I even hate packing for weekend trips, so you can imagine how this kind of story scares me to death. Packing for two. What a nightmare. […]
11 décembre 2006 at 11:52
ces en vous lisant que je me suis rendu compte que mon homme des cavernes est enfin de compte….heeeeeeeee probablement pas encore rendu un homme des cavernes qu’est ce qu’il y avait avant…hihihi…
ce que tu explique dans ton texte ma cher mére indigne n’est rien a comparer au genre de bibitte qui demeure avec moi je te jure.. exemple: si je lui demande a 5h00 de matin de ce lever pour le bébé ca lui prend 15 minutes le temps d’aller au toilette de se regarder dans le mirroir de trouver ces bas et bla bla bla…le bébé cri durant ce temps ..et je me dit…laisse faire donne y des responssabilité…bon maintenant il est 5h45 le bébé hurle..que ce passe t’il je ne dors pas encore…je fini par descendre en bas…le bébé est seul dans le parc la couche pleine de…..cccc jusqu’au cou et le papa fait dodo sur le divan…bon je m’occupe du bébé….la il me regarde et me dit bon tu est debout je vais aller me recoucher ….la je vais morde…hurler…..crier…..mais je me souvient toujours de ce que ma mère me disait…ma fille tant que tu as un toit sur la tete et de la bouffe dans le frigo….ferme ta gueule et endure….grrrrrrrr je n’en peux plus….mere indigne aide moi….