J’ai manqué plein d’affaires!
Mon doux! On s’est chicané dans ma cabane! Et je n’étais même pas là pour lancer des assiettes sur le mur! Pas juste!
Je vous avoue un truc: j’étais tellement jalouse d’avoir manqué le gros de la bataille que me suis retenue à quatre mains tout à l’heure pour ne pas me venger et faire du “brouillage de commentaires” (en référence au brouillage culturel cher à certains activistes). J’ai en effet la liberté toute dictatoriale d’accéder aux textes de vos commentaires et de pouvoir les modifier (hin, hin!), et je suis passée à deux doigts de remplacer “troll” par “p’tit coeur en sucre”, “masculiniste” par “lampe Ikéa”, “féministe” par “Wayne Gretzky”, “lobbyiste” par “estimé collègue”, “Père Absent” par “Caillou” et Martin D. par “Binou”. Juste pour le pur plaisir de rire, non pas DE vous, P.A. et M.D., mais AVEC vous et ce, totalement comme bon me semble. Mais je me suis retenue parce que, somme toute, tout a été bien qui a bien fini. Bravo, vous êtes des champions. Et vous êtes toujours les bienvenus, tous autant que vous êtes.
Mais, hum — et je ne sais pas si ma remarque sera interprétée comme sexiste ou non et ce n’est pas beau de le dire mais je m’en tamponne le coquillard–, permettez-moi tout de même de rigoler un peu, mes chers amis, en constatant que ce sont deux messieurs qui se sont tiraillés sur un blogue de mère… La testostérone, c’est une grande chose et en plus, ça sent fort et bon.
Sinon, je suis de retour avec quelques commentaires divers:
1. Ne jamais croire que l’on va mieux dormir à l’hôtel que chez soi. On se réveille aux deux heures, pire qu’à la maison. Par contre, prendre le petit déjeuner au lit, occuper la salle de bain toute seule et regarder des émissions stupides jusqu’à un délirant 10 heures du soir m’a fait un bien fou;
2. Ne jamais croire que vous ne manquerez pas un moment charnière du développement de votre Bébé même si vous ne partez que trois jours. Ma petite dernière a commencé à dire “parti tracteur” sans moi! Une gifle cinglante, je ne vous dis pas;
3. Ne jamais réserver une nuit supplémentaire à l’hôtel, même si cela vous semble une excellente idée au moment où vous vous débattez dans le vomi pendant la semaine qui précède votre départ. Quand vous entendrez, via le téléphone, Bébé babiller “pati tateur” chez votre mère, vous serez prise d’un tremblement irrépressible et vous vous empresserez d’appeler la compagnie aérienne pour les supplier de vous trouver un billet au plus tôt — et cela vous coûtera cher;
4. Quand vous reviendrez par le vol de nuit, épuisée mais ravie (fallait-il que l’on s’aime et qu’on aime la vie), Bébé refusera de vous dire “pati tateur”. C’est toujours la même chose avec eux, mais life is life, mes p’tits Wayne Gretzkys!
Sur ce, bonne soirée, et contente de vous retrouver.
19 novembre 2006 at 20:23
Yé yé, elle est revenue! J’aurais bien échangé ta nuit de plus moi, ici c’est plutôt rendu “partie asteure? Zut, elle est déjà revenue…”
19 novembre 2006 at 21:39
Ahhhhh, c’est qu’on s’était ennuyés! Surtout ces messieurs, ces petites bêtes sensibles et tendres. welcome baaaack!
19 novembre 2006 at 22:09
c’eûsse été comique de laisser les mêmes commentaires bagareux et de les ocpier en modifiant le tout.
19 novembre 2006 at 23:37
Eh bien, pas si indigne que ça, notre MI
Revenir un jour plus tôt pour un pati tateur, faut le faire!
20 novembre 2006 at 3:52
parti tracteur ??? mais heu…c’est qui le tracteur dans l’histoire ? parce que si elle ne veut plus le dire, ca veut peut-être dire que le “tateur” est revenu !
Bises !
20 novembre 2006 at 5:27
Elle voulait peut-être dire “parti facteur” c’est louche
ou “partie t’as tort” culpabilisant
bon j vais m recoucher
20 novembre 2006 at 10:46
Parti facteur… partie t’as tort… Oui, à méditer, effectivement. Mais le fait qu’elle ait dit “pati tateur” au moment où un tracteur s’éloignait ne serait-il alors qu’une simple coïncidence?
chroniques blondes: j’aurais aimé que tu n’écrives pas autant sur ton blogue pendant mon absence, parce que je dois travailler aujourd’hui. On se consulte la prochaine fois, hein?
20 novembre 2006 at 12:29
Moi aux prochaines élections, c’est décidé, je vote pour le parti tracteur.
20 novembre 2006 at 12:35
Je ne vais pas commenter sur la torture mentale qu’un PA peut subir lorsqu’il doit effectivement être en dehors de la ville pour un “vrai” congrès et qu’il appelle à la maison:
“Allô chérie, ça va?”
“Ouais. Dans le jus.”
“OK chérie je ne te dérangerai pas trop longtemps alors, je te rappelle. Tu me passe la petite?”
“Non, elle veut pas te parler. Trop frue que tu sois pas là.”
(Histoire vraie. Sortez les mouchoirs.)
…
Comment voulez-vous ne pas virer masculiniste après ça? Simple, en restant à la maison et en envoyant sa femme en congrès à sa place.
20 novembre 2006 at 12:42
Père Absent, Père Absent, vous ne changerez jamais. Et c’est correct, étant donné que vous voulez nous envoyer en congrès.
Mais honnêtement, je ne me souviens pas avoir jamais donné de la misère à Père indigne quand il lui est arrivé de s’absenter pour des colloques. Faque.
Martine: Le parti tracteur! “On récolte ce qu’on a semé” ferait un bon slogan?
20 novembre 2006 at 12:50
Non non, je ne voulais pas insinuer que Mère Présente faisait preuve de cruauté mentale à mon endroit. C’était ma puce qui me punissait pour mon absence professionnelle. Voyez, ça commence jeune. Mon fils aussi a fait ça, le sacripant. Il s’en passe des choses dans le ciboulot des marmots lorsqu’on court la galipote.
Imaginez ce qui se trame dans leur tête lorsqu’eux se mettent à la courrir, la galipote!
20 novembre 2006 at 12:53
Vous savez, Père Absent, l’histoire de votre fille trop frue pour vous parler…eh bien…désolée de péter votre baloune, mais c’est probablement votre Chérie qui projettait sur votre progéniture ses propres sentiments à votre égard. Ouais, je sais, Mère Indigne, on ne donne pas de la misère à nos Chéris quand ils partent en congrès, mais maudit que ça fait chier pareil. Surtout s’ils reviennent en disant qu’ils ont mal dormi.
20 novembre 2006 at 12:56
Miss: n’essayez pas de provoquer chez moi une éruption intempestive de testostérone. Ça ne marchera pas.
Vous ne me croyez pas si je dis qu’un voyage d’affaires même à Paris c’est pénible? C’est pourtant vrai. Si si.
20 novembre 2006 at 12:57
Miss: il faudrait que je demande à Père indigne ce qu’il a pensé de moi quand je suis revenue en disant que j’avais mal dormi… et qu’après avoir embrassé la petite famille et passé une heure avec eux, je suis illico partie faire une sieste de trois heures!
20 novembre 2006 at 13:04
je te comprends mère indigne, je vois mon fils une semaine sur deux… on pourrait croire que je dors une semaine sur deux, me repose et profite de ma tranquilité mais en fait le calme et le repos c’est sympa un moment mais on s’ennuie vite du manque de vie dans l’appart.
20 novembre 2006 at 13:26
J’ose espérer que le “parti tracteur” remplacera le parti libéral…
20 novembre 2006 at 13:37
Vous lire c’est un peu comme si vous aviez remplacé un mot par un autre, dès fois, pour ceux qui sont de l’autre côté de la mer. (Mais sans que vous le vouliez). J’explique : ça veut dire quoi frue, péter votre baloune, la galipote. (Bon d’accord on devine un peu quand même).
20 novembre 2006 at 13:56
TT02 : «Frue» est un diminutif de frustrée. «Péter sa balloune» ou «péter sa bulle» si vous préférez, signifie ramener une personne à une pensée plus réaliste, moins utopique. La galipote: avoir des aventures amoureuses.
20 novembre 2006 at 14:15
Pas qu’amoureuses, Anne. Minute. Ça veut dire “partir en vadrouille”, non?
20 novembre 2006 at 14:21
Merci Anne (c’est vrai que les “cousins” du vieux continent ont parfois du mal à suivre (et pourtant je suis berrichonne d’origine et il parait qu’on a des mots communs… j’y crois pas !!!).
Sinon, je ragote un peu : avez-vous remarqué que Père Absent a un blog maintenant ????
20 novembre 2006 at 14:31
Yes. Un projet que je caresse depuis un bout qu’une conjonction de facteurs a enfin crystallisé.
Z’allez pas me hacker, j’espère?
20 novembre 2006 at 14:44
Bon, Père absent a son blogue! Je me disais justement ce matin que tant qu’à se livrer autant dans des commentaires (ceci dit sans que nous regrettions ce fait, il va sans dire), il pourrait peut-être… Eh bien yes, il l’a fait! Bravo Père Absent, on ira vous lire!
20 novembre 2006 at 14:49
Votre intuition féminine, je parie. Ou l’absolue prévisibilité mâle, c’est selon.
Bon c’est pas tout ça il faut que je sois productif et que je livre les attentes.
PA, un habitué des forums qui se reconfigure vers le monde des blogues, 2 ans après tout le monde. C’est pas trop tôt.
20 novembre 2006 at 15:04
Bon, elle est de retour. Suffit qu’elle parte une semaine pour que les masculinistes, anti-patriacaristes, intégristes et autres “-istes” en tous genres envahissent les commentaires. En prime, y’a même un Père Absent qui fait dans l’humoriste. Pffffttt!
Tiens, vive l’Albanie et les herboristes libres. Nah!
20 novembre 2006 at 15:07
PA: La galipote: J’ai mis la définition que donne le dictionnaire Antidote en me disant que je faisais un mauvais usage de cette expression depuis un maudit bout!.
Je serais plutôt de votre avis, les aventures que ce mot suggère ne sont pas toujours amoureuses.
Ophise: Tout le plaisir est pour moi.
20 novembre 2006 at 15:08
Tiens, découvrir l’Albanie en congrès, mon rêve!
20 novembre 2006 at 15:10
Alors si j’ai des galipotes pour éviter les frues, je vais certainement devoir enlever souvent mes bobettes. Et ne me pétez pas ma balloune de croire que je serais capable d’avoir plein de galipotes, please.
Heu, c’est limite si je comprend ce que je raconte.
20 novembre 2006 at 15:13
Écoutez TTO2, on peut vous aiguiller vers le service psychâtrique le plus près si vous voulez.
20 novembre 2006 at 15:27
C’est bien comme job, ça : animateur de commentaires.
Tu le payes combien Père absent ?
20 novembre 2006 at 15:28
Ahahahah j’avais pas pensé à ça. Hmmmm… bon sideline. Devrais-je facturer au mot ou au trait de génie?
20 novembre 2006 at 15:40
Message perso à PA. (Pardon MI)
J’ai trouver l’asile chez un quarantenaire. Mais je ne peux pas mettre de mot de passe (je ne suis ni blogger, ni google) et je n’ai pas trouver d’adresse mail pour le dire.
20 novembre 2006 at 16:05
Hmmm… je crois qu’il ne s’agit que de s’inscrire dans Blogspot, non?
20 novembre 2006 at 16:59
Mammouth stalinien: Auriez-vous des envies encore plus dictatoriales encore que les miennes? Hum. Vous pourriez bien en avoir les moyens. En attendant, je maintiens que je ne suis aucunement responsable de l’affluence qui attend les herboristeries albanaises dans les prochains jours.
TT02: Vous serez fin prête quand le moment sera venu d’immigrer par chez nous!
20 novembre 2006 at 18:00
“Pa’ti t’a'teur?!!”
Et tu t’en veux d’avoir loupé ça?!!
Moi ça m’aurait fait mal d’avoir loupé un “maman me manque” mais ces histoires de tracteur, vraiment… m’enfin, ça doit être un truc de mère que je ne comprends pas…
20 novembre 2006 at 22:12
Délicieux, Mère indigne, après le champ de bataille de trolls, v’la-ti-pas que votre blogue se transforme en espace de partage interculturel franco-québécois?
Ahhh, ça fait du bien, de donner un cours de français à l’autre côté de l’Atlantique!
20 novembre 2006 at 23:50
En passant, ce petit échange entre bibi et Mr. D n’avait rien de très épique, vous savez. Digne de Passe-Partout, si vous voulez mon avis. On trouve bien pire à Kandahar ou même dans Hochelaga-Maisonneuve.
Je me suis retenu par respect pour le salon de MI, les dommages collatéraux auraient pu prendre des proportions pyrriques (c’est la première fois que je plogue le mot “pyrrique”, je crois. Wow.).
21 novembre 2006 at 0:06
Chère Mère Indigne,
Je viens avec désaroi d’apprendre que j’écris des commentaires sur un blogue de Mère. Mais alors si on vas sur celui de P.A. alors ce doit être un blogue de Père .
Yes…..vous allez voir y vas y avoir de grandes choses qui vont s’y écrire . Attendez moi j’arrive !!
P.S. Je vais me faire un nouveau Nick ,genre ” Fille facile” pour revenir jaser avec vous incognito. A+
21 novembre 2006 at 0:45
Au fait, et l’eau à Vancouver… ?
21 novembre 2006 at 1:02
Ca y’est! Je suis maintenant une ACCRO de Mère Indigne! Vivement qu’elle redise ‘’petit tateur'’!
21 novembre 2006 at 6:07
Chère mère

Ma testostérone se bidonne depuis une bonne semaine en vous lisant et ne s’en trouve pas plus mal, n’en déplaise à certains “-istes”.
Je voulais partager moi aussi à l’échange culturel trans-océanique (oui moi aussi je suis de l’autre côté). En effet, “galipote” sonne à mes oreilles comme très proche du vieux français “galipette” qui lui ramène bien à la bagatelle… La définition donnée par Anne me parait donc bien valable
A la décharge de Père Absent, on peut admirer le fait que vous avez sû garder notre langue vivante (pas comme une certaine académie de vieux croulants qui fait chez nous tout pour la fossiliser). La langue étant vivante, le sens des mots change avec le temps et la généralisation de son utilisation, donc va pour pour les vadrouilles :p
21 novembre 2006 at 6:09
Ralala! Mère Indigne revient un jour plus tôt alors que mon homme est aux Etats-Unis depuis plus d’une semaine et que je suis “obligée” de dormir dans la chambre des garcons pour éviter l’apocallypse chaque nuit lorsqu’ils se réveillent à tour de rôle voir l’un l’autre si je ne suis pas au pied lever pour les remettre au dodo! Moi aussi je la prends la nuit supplémentaire, même si ce n’est que celle-là!
21 novembre 2006 at 9:35
J’aimerais préciser pour nos amis là-bas que «galipote» dans le sens où on l’entend ici ne s’utilise que dans l’expression «courir la galipote» sinon, on tombe dans le transport maritime. Ça a peut-être quelque chose à voir d’ailleurs. Pis «galipette» fait encore partie de notre vocabulaire dans le sens de culbute. Bref parfois on fait des galipettes après avoir passé une nuit à courir la galipote.
21 novembre 2006 at 9:39
Ce qui, on se comprend (et pour revenir au sujet de ce blogue maternel), arrive rarement dans la vie d’une Mère dotée d’enfants en bas âge. Je suppose.
21 novembre 2006 at 10:11
Père Absent, vous pourriez être surpris. Quoique dans la vie d’une mère dotée d’enfants en bas âge, on a parfois envie de courir la galipotte pour ÉVITER de faire des galipettes. Surtout les trois premiers mois. Mais c’est une autre histoire, faudrait d’ailleurs en parler bientôt.
21 novembre 2006 at 11:07
Écoutez, MI, j’ai tout de même des relents de self-control malgré mes airs définitivement au-dessus de mes affaires. Parler de la vie sexuelle de MAMANS fait partie des tabous qui me répriment toujours. J’en suis incapable. Un blocage sans issue.
21 novembre 2006 at 11:08
pôvre ! (marius)
les ravages de l’abstinence galipottante !
Allez, essayez de remettre le couvert sans vous endormir dans les assiettes de soupe, ça vous détendra