Devinez quoi!
Comment ça, vous ne savez pas? C’est super facile, pourtant! Allez, un petit effort…
Non? Vraiment pas? Bon, ça va, je vous le dis quand même: Fille Aînée a eu la gastro ce week-end. Hein, maintenant que j’en parle, vous vous dites que vous auriez dû y penser. L’évidence même, mon cher Watson.
La gastro. Encore.
Excusez-moi, je n’en reviens juste pas.
Mais au moins, j’ai trouvé le pourquoi du bobo. La raison pour laquelle le virus gastrique s’acharne sur nous. Le B.A.-BA du V.O.-MI. C’est à cause de la tag.
Ben oui, la tag! Ça se tague à qui mieux mieux dans la blogosphère depuis quelque temps. Et que je te révèle cinq secrets, et que tu m’en avoues six, et patati, et patata. Moi aussi,quelques âmes obscures m’avaient taguée. Mais j’avais cru bon de me taire. D’ignorer. De faire ma fraîche. Qu’est-ce que vous voulez, je me faisais toujours attraper en premier, à la tag, dans la cour de récré; j’étais bien aise de pouvoir m’en tirer indemne pour une fois dans ma vie. Na, na na nèreuh, Patrick et Renée! Power trip, quand tu nous tiens.
Mais voilà. Depuis que je dis non, on a la gastro. Or, je ne suis pas femme à me cacher la tête dans le sable jusqu’en Chine, mes amis. Deux et deux font quatre, une hirondelle ne fait pas le printemps, et qu’on se le dise, éviter la tag de nos amis blogueurs nous fout la diarrhée. Alors, dans l’espoir de guérir enfin ma famille du fléau poisseux, voici mes cinq secrets inavouables:
1. J’ai voté au provincial à 16 ans. Une histoire de travailleurs d’élection qui laissèrent ma carte d’électeur dans la boîte aux lettres alors que j’étais absente, sur la foi de ma proprio qui trouvait que j’avais donc l’air majeure. Je n’ai pas pu résister: les mains moites et le coeur battant, sûre que la police allait m’emmener au poste avec les menottes pour usurpation du droit de vote, j’y suis allée. On ne m’a pas arrêtée, on ne m’a rien demandé d’autre que ma carte d’électeur. Une fois dans l’isoloir, j’eus des remords. Pour être sûre de ne pas influencer indûment le destin du peuple québécois, j’ai voté Rhinocéros. Mais à cause de cette histoire, je crois bien que je ne pourrai jamais faire de politique. “Mère indigne for President”, une belle utopie.
2. Parfois, la nuit, j’hallucine des bestioles. Des hallucinations 3D remarquables de vérité. Il m’est arrivée très fréquemment de me retrouver dans la cuisine avec ma couverture et mon oreiller, en sueur, certaine qu’une armée d’araignées/de serpents/de moustiques/de homards (eh oui) volants s’apprêtaient à fondre sur moi dans le lit. À chaque fois que ça arrive, je me dis “Es-tu sûre de ne pas halluciner, cette fois-ci? Tu vas encore passer pour une folle devant Père indigne…” Et pourtant, à chaque fois, ça finit par: “MAIS NON, C’EST VRAI, BORDEL, LA GROSSE ARAIGNÉE VÉNÉNEUSE VA M’AVOOIIIIIIR!” C’est ça, ma vie.
3. J’ai hâte que mes poissons crèvent. J’ai eu une phase “aquarium” il y a quelques années: j’ai acheté un 20 gallons, avec des beaux poissons et des belles plantes, des livres qui expliquaient tout. Je sais ce qu’est un arowana, des tanychtis albonubes, la différence entre les cychlidés africains et les cychlidés américains, où se situe le lac Tanganyika. J’ai aimé mes betas et mes loches zébrées d’amour. Mais depuis que Bébé est née, pu capab. Changer l’eau de l’aquarium et changer les couches, il y a quelque chose dans la conjonction de ces tâches qui me fait sentir esclave. Et comme je ne peux pas cesser de changer des couches, j’en veux aux poissons. Rassurez-vous: je les nourris toujours bien, je m’occupe de l’aquarium comme une pro, j’ai même un petit pincement au coeur quand un poisson, parfois, meurt. Mais quand la population sera à zéro, ce sera fini. Exit, le 20 gallons. On passe au hamster. (Not.)
4. Je ris parfois de la Recherche du temps perdu; je dis comme ça, nonchalamment, que c’est plate. Mais je l’ai lue deux fois. Pour savoir à quelles petites contingences peut tenir l’amour fou, lisez Du côté de chez Swann, c’est tout simplement génial. L’ouverture de Sodome et Gomorrhe est une pièce d’anthologie. La deuxième fois, j’ai même trouvé très intéressants les passages sur la musique que j’avais ignorés à la première lecture. (Par contre, les descriptions d’églises, j’avoue que j’ai toujours passé par-dessus.) Et je profite du moment pour vous enjoindre de lire Belle du Seigneur d’Albert Cohen, un roman fascinant sur la passion amoureuse absolue, qui, même si l’on choisit de s’y consacrer entièrement, finit par nous glisser entre les doigts. Tragique et magnifique.
5. Il est déjà arrivé que, sentant une couche pleine, je fasse semblant de rien pour que ce soit Père indigne qui la change. Ne me regardez pas comme ça; je suis sûre que ça vous est déjà arrivé aussi!
Bon, ça devrait faire partir les microbes, tout ça, non? À la prochaine gastro, je vous révèle ma véritable identité…
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Une émission ce matin sur les blogues à Christianne Charrette. Juste des gars invités. Je trouve ça tellement, tellement cute. Je n’ai rien contre les invités, remarquez; Titley, Langelier et Lagacé sont trois hommes extrêmement intéressants. Mais pas de filles! C’est sûr que Blise, Martine Pagé et Chroniques Blondes, entre beaucoup, beaucoup d’autres, c’est de la gnognotte.
Donnez moi un briquet quelqu’un, j’ai un soutif à faire cramer.