Père indigne met le doigt sur le bobo

30 janvier 2007

Père indigne — Chérie, viens dans la salle de bain. Il faut que je te montre quelque chose.

Mère indigne, inquiète — Qu’est-ce qui se passe?

Père indigne — La gastro. Je sais pourquoi on se la tape à répétition.

Mère indigne — Hein? Pourquoi?

Père indigne — C’est la faute de ces saloperies de jouets de bain!

Et Père indigne de me faire la démonstration suivante:

pquoi_gastro.jpg

Bon. C’est, mon Dieu, comment dire?, vraiment stupide, mais on a bien rigolé.

C’t'une fois deux mères, authentique et uncensorisé

29 janvier 2007

Mère indigne — Bébé commence à parler vraiment beaucoup.

Copine — Super! Elle dit quoi?

Mère indigne — Ballon.

Bébé – Bayon!

Copine – Bravo, Bébé, c’est génial!

Bébé – Nal!

Mère indigne — Mais on a un petit problème, ces jours-ci.

Copine – Ah, bon?

Mère indigne — Bébé a été passer deux jours chez Mamie, et chez Mamie, ils ne lui ont pas dit “ballon”.

Copine – Ils ont dit quoi?

Mère indigne, tout bas — Balloune.

Copine – Et alors?

Mère indigne, qui chuchote toujours — C’est parce que Bébé ne dit pas “bayoune”, elle dit…

Fille Aînée, à la fille de la copine — Ah ouais! Écoute, écoute! Bébé, as-tu vu la belle balloune?

Bébé – Manoune?

Fille Aînée et fille de copine — Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Bébé – Manoune! Manoune!

Copine – Ah, d’accord, je vois. Ben, c’est rigolo…

Bébé – Manounemanounemanounemanounemanounemanounema-

Mère indigne — C’est parce qu’une fois partie…

Bébé – nounemanounemanounemanounemanounema-

Fille Aînée et fille de copine, hystériques — Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Mère indigne — Elle n’est pas arrêtable.

Bébé – noune?

Copine – Bah, c’est pas trop grave. Tant qu’on est entre nous.

Mère indigne — Justement! De quoi tu penses qu’on a l’air, à l’épicerie?

Copine – À l’épi-?

Fille Aînée, à la fille de la copine — Ah ouais! Écoute, écoute! Bébé, aimes-tu ça les belles décorations de St-Valentin à l’épicerie? Les beaux coeurs en baaaa… LOUNE!

Bébé – Maaaa… NOUNE! MANOUNE! Manounemanounemanounemanounema-

Fille Aînée et fille de copine, hystériques — Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Copine – Oh, boy. Tiens, ton mari arrive, il va sûrement sauver la situation.

Fille Aînée, à la fille de la copine — Ah ouais! Écoute, écoute! Bébé, il est où, Papa? Hein, il est où, Papa?

Bébé – Ichi! Ichi!

Fille Aînée et fille de copine, se roulant par terre – Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Copine – Oh. My. God.

Mère indigne — Tu veux pas être à ma place.

Copine — J’avoue.

***

P.S. Pour les ceuzes qui viennent d’ailleurs, le mot qui commence par “n” et qui se termine par “oune” est un terme familier/vulgaire qui, en français québécois, renvoie aux parties féminines intimes se situant dans la zone équatoriale de la bobette.

P.P.S. Mamie va nier toute implication dans cette histoire, je vous préviens tout de suite. C’est son genre. (Mamie, si tu nies, tu confirmes, et si tu te tais, tu consens. Ahahahahahah! Je t’ai bien eue, là!)

P.P.P.S. Hier, j’ai vu qu’on m’avait devancée dans la blogosphère en ce qui concerne l’utilisation du mot qui commence par “n”. Allez, Déesse Dodue, on devrait partir une tag…

Gloup!

28 janvier 2007

Je ne sais pas si certains d’entre vous avez vu ça dans le cahier Rentrée Littéraire du Devoir de samedi:

15mars.jpg

Le 15 mars??? Je commence à avoir un léger trac, moi…

Limerick

24 janvier 2007

“Mère indigne tenait son blogue

Jusqu’à présent sans trop de bogues

Vint une fichue gastro

Et deux jours pédagos

Lors aujourd’hui y’aura des plogues.”

Hein, c’est beau, les limericks. J’adore le rythme. Trois claps pour les lignes 1, 2 et 5, deux claps pour les lignes 3 et 4, rimes de forme aabba, et voilà, tout est dit.

Quelques maman-blogues que je vous recommande pendant que je ramasse des restants et que je survis à quelques journées pédagogiques:

a n g e l

Madame Une Telle

Michèle

et la p’tite nouvelle.

(Je sais, je suis géniale pour les rimes.)

À lundi!

***

Attention, attention: LadyW a eu un excellent réflexe dans son commentaire: elle a outrancièrement plogué son blogue en faisant des rimes. L’idée est très bonne, et je vous invite à faire de même. Annoncez sans vergogne votre site dans les commentaires, mais faut que ça rime! Comme nous sommes charitables, nous aurons même de la sympathie pour les rimes pauvres.

J’abdique

22 janvier 2007

Devinez quoi!

Comment ça, vous ne savez pas? C’est super facile, pourtant! Allez, un petit effort…

Non? Vraiment pas? Bon, ça va, je vous le dis quand même: Fille Aînée a eu la gastro ce week-end. Hein, maintenant que j’en parle, vous vous dites que vous auriez dû y penser. L’évidence même, mon cher Watson.

La gastro. Encore.

Excusez-moi, je n’en reviens juste pas.

Mais au moins, j’ai trouvé le pourquoi du bobo. La raison pour laquelle le virus gastrique s’acharne sur nous. Le B.A.-BA du V.O.-MI. C’est à cause de la tag.

Ben oui, la tag! Ça se tague à qui mieux mieux dans la blogosphère depuis quelque temps. Et que je te révèle cinq secrets, et que tu m’en avoues six, et patati, et patata. Moi aussi,quelques âmes obscures m’avaient taguée. Mais j’avais cru bon de me taire. D’ignorer. De faire ma fraîche. Qu’est-ce que vous voulez, je me faisais toujours attraper en premier, à la tag, dans la cour de récré; j’étais bien aise de pouvoir m’en tirer indemne pour une fois dans ma vie. Na, na na nèreuh, Patrick et Renée! Power trip, quand tu nous tiens.

Mais voilà. Depuis que je dis non, on a la gastro. Or, je ne suis pas femme à me cacher la tête dans le sable jusqu’en Chine, mes amis. Deux et deux font quatre, une hirondelle ne fait pas le printemps, et qu’on se le dise, éviter la tag de nos amis blogueurs nous fout la diarrhée. Alors, dans l’espoir de guérir enfin ma famille du fléau poisseux, voici mes cinq secrets inavouables:

1. J’ai voté au provincial à 16 ans. Une histoire de travailleurs d’élection qui laissèrent ma carte d’électeur dans la boîte aux lettres alors que j’étais absente, sur la foi de ma proprio qui trouvait que j’avais donc l’air majeure. Je n’ai pas pu résister: les mains moites et le coeur battant, sûre que la police allait m’emmener au poste avec les menottes pour usurpation du droit de vote, j’y suis allée. On ne m’a pas arrêtée, on ne m’a rien demandé d’autre que ma carte d’électeur. Une fois dans l’isoloir, j’eus des remords. Pour être sûre de ne pas influencer indûment le destin du peuple québécois, j’ai voté Rhinocéros. Mais à cause de cette histoire, je crois bien que je ne pourrai jamais faire de politique. “Mère indigne for President”, une belle utopie.

2. Parfois, la nuit, j’hallucine des bestioles. Des hallucinations 3D remarquables de vérité. Il m’est arrivée très fréquemment de me retrouver dans la cuisine avec ma couverture et mon oreiller, en sueur, certaine qu’une armée d’araignées/de serpents/de moustiques/de homards (eh oui) volants s’apprêtaient à fondre sur moi dans le lit. À chaque fois que ça arrive, je me dis “Es-tu sûre de ne pas halluciner, cette fois-ci? Tu vas encore passer pour une folle devant Père indigne…” Et pourtant, à chaque fois, ça finit par: “MAIS NON, C’EST VRAI, BORDEL, LA GROSSE ARAIGNÉE VÉNÉNEUSE VA M’AVOOIIIIIIR!” C’est ça, ma vie.

3. J’ai hâte que mes poissons crèvent. J’ai eu une phase “aquarium” il y a quelques années: j’ai acheté un 20 gallons, avec des beaux poissons et des belles plantes, des livres qui expliquaient tout. Je sais ce qu’est un arowana, des tanychtis albonubes, la différence entre les cychlidés africains et les cychlidés américains, où se situe le lac Tanganyika. J’ai aimé mes betas et mes loches zébrées d’amour. Mais depuis que Bébé est née, pu capab. Changer l’eau de l’aquarium et changer les couches, il y a quelque chose dans la conjonction de ces tâches qui me fait sentir esclave. Et comme je ne peux pas cesser de changer des couches, j’en veux aux poissons. Rassurez-vous: je les nourris toujours bien, je m’occupe de l’aquarium comme une pro, j’ai même un petit pincement au coeur quand un poisson, parfois, meurt. Mais quand la population sera à zéro, ce sera fini. Exit, le 20 gallons. On passe au hamster. (Not.)

4. Je ris parfois de la Recherche du temps perdu; je dis comme ça, nonchalamment, que c’est plate. Mais je l’ai lue deux fois. Pour savoir à quelles petites contingences peut tenir l’amour fou, lisez Du côté de chez Swann, c’est tout simplement génial. L’ouverture de Sodome et Gomorrhe est une pièce d’anthologie. La deuxième fois, j’ai même trouvé très intéressants les passages sur la musique que j’avais ignorés à la première lecture. (Par contre, les descriptions d’églises, j’avoue que j’ai toujours passé par-dessus.) Et je profite du moment pour vous enjoindre de lire Belle du Seigneur d’Albert Cohen, un roman fascinant sur la passion amoureuse absolue, qui, même si l’on choisit de s’y consacrer entièrement, finit par nous glisser entre les doigts. Tragique et magnifique.

5. Il est déjà arrivé que, sentant une couche pleine, je fasse semblant de rien pour que ce soit Père indigne qui la change. Ne me regardez pas comme ça; je suis sûre que ça vous est déjà arrivé aussi!

Bon, ça devrait faire partir les microbes, tout ça, non? À la prochaine gastro, je vous révèle ma véritable identité…

***

Une émission ce matin sur les blogues à Christianne Charrette. Juste des gars invités. Je trouve ça tellement, tellement cute. Je n’ai rien contre les invités, remarquez; Titley, Langelier et Lagacé sont trois hommes extrêmement intéressants. Mais pas de filles! C’est sûr que Blise, Martine Pagé et Chroniques Blondes, entre beaucoup, beaucoup d’autres, c’est de la gnognotte.

Donnez moi un briquet quelqu’un, j’ai un soutif à faire cramer.

C’t'encore une fois deux mères

18 janvier 2007

Deux femmes dans un bureau, qui doivent travailler. De gros cernes marquent la figure de la première; la seconde porte un veston agrémenté de taches suspectes. Ah, tiens, des taches sur le chemisier de la première aussi, finalement. Et la deuxième est également cernée! Nous avons bien affaire à deux mères.

– Je suis au bord de la crise de nerfs.

– Toi aussi? Pourquoi?

– Fiston a dix mois, et c’est un vrai maniaque du sein.

– Les hommes!

– Ces temps-ci, c’est épouvantable. Il halète comme une bête à mon moindre décolleté. Qu’il ait soif ou non.

– Hm. En autant qu’il dorme la nuit.

– Tu veux rire! La nuit, il veut boire — ou plutôt téter — aux deux heures! J’hallucine com-plè-te-ment.

– C’est vraiment le sein qu’il veut, pas la suce?

– Un boule-O-maniaque avéré.

– Je dis ça comme ça, mais… as-tu déjà pensé à coucher une poupée gonflable avec lui dans son lit? Comme ça, tu sais, s’il se réveille…

– Arf! Heille, tu imagines les manchettes: “C’est ma mère qui m’a offert ma première poupée gonflable.”

– Sérieusement, on sait jamais! Ça pourrait marcher. Le pire qui puisse arriver, c’est que tu entendes un gros PAF! en plein milieu de la nuit.

Hululements de rire de la part des deux mères. C’est maintenant confirmé: elles survivront à cette journée.

***

Un peu plus tard:

Mère indigne — Alors là, je lui ai dit: “Le pire qui puisse arriver, c’est que tu entendes un gros PAF! en plein milieu de la nuit.” Maudit qu’on a ri!

Père indigne — Hum. Fallait être là.

Mère indigne — Comment ça, fallait être là? J’étais sûre que c’était super drôle en soi.

Père indigne — C’est parce que tu ridiculises quand même une icône masculine.

Mère indigne — Une ic– de quoi tu parles?

Père indigne — Les poupées gonflables.

Mère indigne — Ah, ouais. D’accord. Je l’f'rai plus.

Père indigne — Euh, je blaguais.

Mère indigne — Moui, bien sûr.

Mère indigne fait sa bougonne II: une autre fiction cathartique

17 janvier 2007

“Hum, oui, qu’est-ce qui se passe, Chérie? Tu vois bien que Maman est très, très occupée avec son polar. Je dois continuer à le lire pour que les policiers retrouvent le méchant le plus vite possible, tu comprends?

Pardon? Tu t’ennuies? Attends, attends, je récapitule. Aujourd’hui, nous avons été au parc, à la piscine, au zoo, à la bibliothèque, à ton cours de yoga/pilates/feng shui juvénile, chez Papi et Mamie, puis peindre une cochonnerie chez Céramik Café, et maintenant, après deux longues minutes à ne rien faire, tu t’ennuies?

Mais, je te félicite, ma chérie! Après toutes nos activités, Maman est ravie de constater que tu n’as pas oublié comment t’ennuyer. Continue comme ça, persévère dans tes baillements, c’est très bien. Moi, je retourne à mon…

Comment? Tu n’aimes pas ça, t’ennuyer? Tu voudrais faire quelque chose? Ah, oui, je te comprends. Et je suis enchantée de profiter de cette occasion pour t’enseigner que la vie est une vallée de larmes, une épreuve déchirante pendant laquelle il ne faut attendre de secours de personne. JAMAIS. Tu t’ennuies? Alors trouve toi-même de quoi t’occuper. Tu es belle, tu es bonne, tu es cap-

Tu as déjà essayé de trouver quoi faire toute seule, sans succès? Moui, bon, tiens, j’ai une idée. Fais comme Maman! Lis! J’ai ce qu’il te faut. Ça s’appelle “À la recherche du temps perdu.” Quand tu auras fini la description du clocher d’église — 30 pages — tu pourras t’arrêter et tu verras que tu ne t’ennuyais pas tant que ça, avant. Ou alors, si tu es gentille, je te retrouve le passage où le héros est dans un lit avec Albertine et il ne se passe rien. Non? Sûre? Pffft.

Écoute, ma chérie. Maman va être totalement franche avec toi. Il existe certains pays dans le monde où les enfants ne s’ennuient jamais. Tu aimerais bien y aller, n’est-ce pas? Mais sais-tu ce qu’ils font, dans ces pays, les petits enfants? Ils sont toujours occupés à essayer d’éviter les balles perdues ou les mines antipersonnel. Et sais-tu ce qui arrive, quand ces enfants-là s’ennuient? Ils arrêtent de faire attention et puis paf, ils sautent. C’est ça que tu veux? C’est ça?

Là, là, arrête de pleurer. Tout ce que je voulais te faire comprendre, c’est qu’ici, tu as la chance de pouvoir t’ennuyer en toute sécurité. Tiens, tu devrais écrire à notre bon gouvernement pour le remercier. Ça t’occuperait. Non? Ça t’ennuierait aussi?

Mais, bon sang! Qu’est-ce que vous avez, les enfants, à vous ennuyer? Nous, les adultes, ça ne nous arrive jamais! Prends Maman: quand je m’ennuie, qu’est-ce que je fais? Je me prépare vite fait un double gin tonic. C’est drôle comme je me sens beaucoup mieux, tout de suite après! Ou alors, je pars magasiner avec la carte de crédit. Abracadabra! Ça m’occupe, ça m’amuse, c’est fantastique. Et excuse-moi de te le dire, mais le fait que tu ne puisses pas boire d’alcool, prendre la voiture ou utiliser la carte de crédit est une bien piètre excuse pour ne pas profiter de ces petits trucs!

Bon, écoute, j’ai une idée pour un jeu extra: pendant que je termine mon roman, tu fais semblant que je suis une mine antipersonnel. Si tu me déranges, KABOUM! Et quand Papa arrive, tu lui demandes comment Tonton Guillaume et Tonton Richard feront pour avoir des bébés. Ça devrait vous occuper pour un bon moment, tous les deux.

Et quand tu recommenceras à t’ennuyer: au lit!

Tu vois, Maman trouve toujours des solutions à tout. Je pense que tu vas t’en souvenir, hein?

Oh, que oui.

Mi! Pac! Battant!

15 janvier 2007

Bébé connaît ces semaines-ci une explosion de vocabulaire. Comme on dit dans le jargon maternel, “ça débloque”. Or, cette fin de semaine, une expression en particulier a été à l’honneur: “Mi! Pac! Battant!” Incroyable, non? Une telle recherche, à la fois dans la précision du vocabulaire et dans la profondeur des émotions, m’a laissée totalement pantoise d’admiration.

Bon, allez, je traduis pour les deux pelés et trois tondus qui n’auraient pas compris:

Mi! Pac! Battant! = Vomi! Pouark! Va t’en!

Eh bien oui. Truc infaillible en ce mois de janvier: Si vous voulez faire rire une infirmière d’Info-Santé, à la question: “Que puis-je faire pour vous aider?”, vous répondez: “Un seul mot: gastro.” Rigolade assurée. Ça pleut, mes amis, dans tous les sens du terme, et de partout.

Je croyais avoir fait un assez grand sacrifice au dieu Gastro la dernière fois, en vous relatant, malgré les hauts-le-coeur (les miens et les vôtres), nos péripéties grumeleuses; mais le dieu Gastro est tout-puissant et se moque bien des blogueurs, tout dévoués lui soient-ils.

Autrement dit: nous avons passé le week-end dans les déjections.

J’ai plein d’autres choses à vous raconter, sur les amours de Fille Aînée et au sujet d’un fameux truc de Madame Chasse-Tache revisité à la sauce Indigne, mais il n’était tout simplement pas question que je souffre en silence.

Sur ce, je vous laisse. Il me semble avoir entendu Bébé m’annoncer que “Caca, hein?”

C’est fou comme ça explose. Son vocabulaire, et le reste.

***

Ah, oui: je poste mon manuscrit aujourd’hui! Oh, là là, mis amigos: les inédits là-dedans valent au moins cinq cents dollars, ne serait-ce que pour apprendre comment vous débarasser pour de bon du Père Noël et pour tout savoir sur la manière dont vous, oui, vous!, pourrez rester couché le samedi matin pendant que votre douce moitié s’occupe du petit. Et vous aurez le livre pour une fraction de ce prix! Y’a pas à dire, je vous envie. ;)

Potins du Yulblog

11 janvier 2007

Ce qui s’est véritablement passé au Yulblog d’hier:

Pierre-Léon portait de très beaux bas rayés, tricotés main. On a d’ailleurs beaucoup jasé tricot ensemble, avec une Chroniques blondes obsédée par l’idée des aiguilles numéro 12.

SP4M, un vrai p’tit coeur en sucre, n’est pas sûr de trouver ça drôle qu’une mère de famille lise son blogue. La Célibataire urbaine non plus. Par ailleurs, cette dernière m’a confirmé posséder, elle aussi, des petites culottes beiges.

Hippopocampe est très mignon, mesdemoiselles.

Un lourd secret pèse sur le passé de Dre Papillon et de son mari, Mister Z. Je ne peux pas vous en dire plus, c’est trop horrible. Même Chroniques blondes était choquée!

Dominic Arpin est effectivement plus cute en vrai que sur sa photo. J’ai peut-être commis un impair en lui disant que je ne lisais pas son blogue, mais ce n’est pas ma faute si, quand j’y vais, je perds une heure à cliquer sur des liens qui n’ont aucun rapport avec ma thèse.

À ma mention du fait qu’il se ramassait 145 commentaires par message, Patrick Lagacé a fait semblant que ce n’était pas vrai.

Cas flagrant de fausse représentation: Jean-Luc n’a pas du tout l’air d’un vrai geek.

Attention, tous: Martine Pagé aime espionner les gens avec une caméra. D’ailleurs, j’espère qu’elle coupera ma coiffure au montage.

Michel Dumais s’enfilait Virgin Mary sur Virgin Mary, et à la fin de la soirée, on le sentait un peu excédé.

Quant à Mère indigne, elle est demeurée son habituel monument de retenue et de dignité (Martine, je paierais cher pour détruire ces films).

Bon, voilà, vous savez tout. Ou presque. Z’aurez qu’à venir la prochaine fois.

La prochaine fois, je vais même enlever les croûtes

10 janvier 2007

Hier après-midi, à la garderie, j’ai entendu une éducatrice dire à une mère, texto: “Pouvez-vous, s’il-vous-plaît, changer la tétine du biberon de votre bébé? C’est parce qu’elle est toute visqueuse (l’éducatrice fait un geste de viscosité avec ses doigts) et elle commence à avoir de la moisissure.”

Horrible, non?

Il faut dire, à la décharge de la maman, qu’elle avait, comme il se doit, l’air complètement effondrée. Elle est devenue toute rouge; elle avait manifestement très, très chaud, et pas seulement à cause de son manteau d’hiver. Pour alléger l’atmosphère, elle a fait une blague stupide à l’éducatrice, du genre “Tu vois bien, chérie, que la garderie ne veut pas que je te donne tes tétines sales que tu aimes tant, alors inutile d’insister”.

Puis, la maman s’est dit: “Je n’ai pas le choix de raconter ça sur mon blogue.”

On se sent tellement compétent, dans ce temps-là, je ne vous dis pas.

Déjà que lundi, j’avais attendu l’autobus une demi-heure avec Fille Aînée, et Père indigne avait même tenté de la reconduire à l’école (vide) avant qu’on intègre le fait que c’était une journée pédagogique.

On se sent tellement compétent, les amis, c’est à se demander pourquoi on n’en aurait pas un troisième.


Auteur des Chroniques d'une Mère indigne: Caroline Allard. Tous droits réservés